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lundi 7 janvier 2013

Le Blog des Allumés migre vers son site


Janvier 2013 marque la fermeture du Blog des Allumés, plateforme ouverte et offerte à ses adhérents, mais trop peu utilisée.
Les News du site et Le Journal le remplacent. Les News comme Le Journal présentent l'actualité et les archives des activités de l'association. De nouvelles rubriques y naissent...
Merci de vous y reporter dorénavant.

Photo © JJB

jeudi 13 décembre 2012

GRRR continue à innover


Étrange comme la soixantaine de labels indépendants adhérant aux Allumés du Jazz ne s'emparent pas du Blog pour annoncer leurs activités ! Ils préfèrent probablement s'en remettre aux Actualités gérées par Valérie Crinière plutôt que de participer directement aux activités. Le monde associatif restera un mystère.
Un peu seul dans cette colonne, je continue donc à vous donner des nouvelles du label GRRR.
Ainsi, samedi 15 décembre au Centre Mercœur à Paris, j'interpréterai avec Jacques Perconte une version en duo de Dépaysages, notre spectacle expérimental où les images de l'un inspirent l'autre et réciproquement. Si Jacques jouera de ses savantes compressions comme il le faisait lorsque nous étions trois à l'orchestre, je dois repenser totalement ma manière d'intervenir. Il m'est en effet impossible de compter sur les sons de qui que ce soit lorsque je dois charger un programme ou passer d'un instrument à un autre. Cette gymnastique aussi physique qu'intellectuelle m'oblige à jongler, me servant de mes mains, de mes bras, de mes coudes et parfois même du bout de mon nez, pour effectuer une transition délicate ou un passage radical. Je choisis donc certains instruments que je peux faire tourner et laisser seuls un instant pendant que j'en connecte de nouveaux. Si la flûte, la trompette à anche ou une guimbarde accaparent tous mes membres, je bloque parfois les touches de mon clavier avec la languette de capuchons de stylos ou je laisse tourner une séquence sur le Tenori-on ou le Kaossilator. Samedi soir, j'en profiterai pour tester quelques ambiances plus réalistes qui se mêleront aux transpositions poétiques que la musique suscite. De son côté Jacques expérimentera de nouvelles combinaisons et projettera sur grand écran les sublimes images dont il a le secret.
I.R.L. Performances au Centre Mercœur, 4 rue Mercœur, 75011, samedi 15 décembre à 21h.
Au même programme, 5 steps de Kostik Animal (Christophe Tostain) et Let's go to town! de Demolecularisation (Project_Singe), soit Jérôme et Jean-François Blanquet.

...

Il y a longtemps que GRRR ne produit plus de disques au sens propre du terme, ce qui n'empêche pas le label de continuer à enrichir sa radio aléatoire avec 93 heures d'inédits sur le site drame.org. Chansons, improvisations, pièces symphoniques, émissions de radio, jazz même parfois ! En plus du catalogue disponible aux Allumés, vous pourrez écouter 38 albums inédits, dont la durée varie de 30 minutes à 24 heures... Mais les supports ont évolué. Après le vinyle, le CD, le CD-Rom, les sites Internet de création, Birgé est actuellement concentré sur l'iPad qui offre de nouvelles possibilités pour les musiciens en quête d'invention. Après l'application (gratuite) pour enfants Balloon dont il a réalisé le design sonore avec Sacha Gattino, Birgé vient de cosigner avec le plasticien Nicolas Clauss une œuvre interactive d'après Léonard de Vinci. Également totalement gratuite, La machine à rêves de Leonardo da Vinci est destinée à l'iPad2 et l'iPad3.


L'application est composée de trois phases : la boîte à secrets, le projecteur de rêves et la renaissance du peintre. Cette vision contemporaine de l’univers et de la sensibilité de Léonard de Vinci offre une expérience émotionnelle et une découverte sans pareilles. La profusion des médias, tant graphiques que sonores, leurs combinaisons infinies, renouvellent sans cesse l’intérêt en stimulant la sensibilité de l’utilisateur. L’œuvre ayant recours au gyroscope, au multitouch et au plaisir du tactile, vous invite à la manipulation et à la contemplation. Si vous possédez une tablette, n'hésitez pas à la télécharger ! Le violoncelliste Vincent Segal y a participé en jouant également de l'arbalète, une sorte de violon alto électrique construit par Bernard Vitet et Raoul de Pesters.
Enfin, début février, paraîtra chez publie.net mon second roman, objet conçu pour tablettes numériques dont l'iPad reste le plus performant dans cette catégorie. USA 1968 tour détour deux enfants (roman initiatique et road movie) intègrera des dizaines de photos, mais aussi douze courts métrages et 75 minutes de son et de musique. En plus de sa version numérique il sortira en P.O.D. (Print On Demand) avec des liens permettant d'avoir accès aux médias audiovisuels depuis la version papier. Mon premier roman La corde à linge (improvisation littéraire, anticipation ou polar politique ?), paru l'an passé, bénéficiera du même traitement grâce à publiepapier.

jeudi 8 novembre 2012

Birgé Hoang Segal sur un film de Jacques Perconte traité en temps réel


Dépaysages est le titre d'un spectacle qui sera joué pour la première fois dimanche 18 novembre 2012 à 17h au Théâtre Berthelot dans le cadre des Rencontres Inouïes de Montreuil, et ce sur entrée libre et gratuite avec réservation : resa.berthelot(at)montreuil.fr / 01 41 72 10 35.

Jean-Jacques Birgé - clavier, instruments électroniques et acoustiques
Antonin-Tri Hoang - sax alto, clarinette basse
Vincent Segal - violoncelle
Jacques Perconte - film traité en temps réel

Jean-Jacques entendit Antonin psalmodier d'étranges incantations lorsqu'il était bébé. Vincent assista à un concert de Jean-Jacques avec Un Drame Musical Instantané lorsqu'il était adolescent. Le trio s'est rencontré l'an dernier pour composer la musique d'un documentaire et se produit sur scène depuis juste un mois.
Jean-Jacques, initiateur du retour au ciné-concert dès 1976 (26 muets au répertoire), préfère jouer aujourd'hui avec des films contemporains. Jacques réalise les siens en faisant exploser les couleurs. Les uns et les autres aiment tordre le réel et proposent au public de se faire son propre cinéma. Jean-Jacques Birgé (Un d.m.i.), Vincent Segal (Bumcello), Antonin-Tri Hoang (ONJ) et Jacques Perconte (qui a réalisé la séquence onirique de Holy Motors de Leos Carax) lancent une invitation au voyage, de ceux qui forment la jeunesse. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Juste avant, à 16h, Ravi Shardja jouera mandoline électrique, electronique, low tech, sanza et mixing table sur les images en direct de Philippe Cuxac.

mardi 5 juin 2012

Nabaz'mob à La Gaîté Lyrique à Paris samedi et dimanche


Comme nous installons notre clapier vendredi soir tard à La Gaîté Lyrique je n'ai cette fois à proposer qu'une photo de la répétition. Pour en voir de belles, c'est ! Après trois ans d'absence à Paris, Nabaz'mob, notre opéra pour 100 lapins, est de retour dans le cadre de Parizone@Dream, festival de la créativité numérique. Nos bestioles seront exposées en installation non-stop de 14h à 20h demain samedi, et de 14h à 18h dimanche, dans une cage (à lapins) du Centre de ressources au 1er étage.
JJB

N.B. : Également présents Donald Abad, Charlotte Charbonnel, Collectif Anonyme, Catherine Nieky, Judith Darmont, Hugo Verlinde, Emilie Fouilloux, Djeff Regottaz, Scénocosme, sans compter les projections, conférences et concerts (Turzi & Hypnolove, Murcof & Vanessa Wagner)... L'entrée est gratuite : 3bis rue Papin 75003 Paris - Métro Arts et Métiers ou Réaumur Sébastopol.
Antoine Schmitt et Jean-Jacques Birgé seront présents le samedi de 17h à 18h, le dimanche de 16h à 18h...

vendredi 20 avril 2012

GRRR continue à offrir gratuitement ses nouveautés numériques


Fluctuat nec mergitur (2012)
EL STRØM
Birgitte Lyregaard - voix
Jean-Jacques Birgé - Theremin, Tenori-on, Mascarade Machine, trompette à anche
Sacha Gattino - clavier/échantillonneur, percussions, guimbardes
Enregistré au Studio GRRR les 30 et 31 janvier 2012
Téléchargement et écoute gratuits
Site de El Strøm (5 vidéos filmées le 31 mars 2012 au Triton...)


Transformation
BIRGÉ - GRIMAL
Alexandra Grimal - saxophone soprano
Jean-Jacques Birgé - synthétiseurs, etc.
Improvisations enregistrées au Studio GRRR le 14 avril 2012
Téléchargement et écoute gratuits
Blog de JJB

Et la presse de continuer d'ignorer honteusement la production numérique, et cette initiative en particulier, incroyable creuset où bouillent 600 pièces étalées sur 40 ans d'activité...
Radio GRRR, webradio aléatoire, diffuse en continu 37 albums inédits, soit 91 heures de musique.
Libre accès (écoute et téléchargement)
Pour les amateurs de beaux objets, physiques et non virtuels cette fois, Les Allumés du Jazz distribuent une trentaine de disques du label GRRR !

dimanche 8 janvier 2012

GRRR gère la crise

2 exclusivités, l'une gratuite, l'autre en promo !


La chambre de Swedenborg (2011)
BIRGÉ EDSJÖ LYREGAARD
Birgitte Lyregaard (voix)
Linda Edsjö (vibraphone, marimba...)
Jean-Jacques Birgé (électronique...)
Création au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg le 26 janvier 2012
Téléchargement et écoute gratuits
De nouveaux morceaux remplacent les anciens depuis le 14 février.


ODEIA (2011)
Enregistrement d'un mini-CD (studio GRRR) et de films (concert en appartement) pour le groupe ODEIA :
Elsa Birgé (voix)
Lucien Alfonso (violon)
Karsten Hochapfel (violoncelle, guitare)
Pierre-Yves Le Jeune (contrebasse)
CD-R 5 titres (5 euros + port) en écrivant à Odeia
Prochains concerts d'ODEIA à Paris le 3 février au 3 Arts (20e),
et le 12 février en appartement (11e)

Et toujours Radio GRRR, webradio aléatoire avec 34 albums inédits,
500 pièces, 88 heures de musique, 40 ans d'archives...
Libre accès (écoute et téléchargement)

lundi 19 décembre 2011

Un beau disque de Nöel chez nato en vente aux Allumés du Jazz

samedi 3 décembre 2011

Premier roman : La corde à linge


J'ai encore créé un objet qui ne ressemble à rien. C'est un livre qui se lit sur écran, dont les 47 photographies en couleurs font partie intégrante du récit et que le son vient éclairer d'un jour nouveau. D'une certaine façon ce premier roman pourrait aussi répondre à la dénomination d'un drame musical instantané !

Gwen Catalá a sué sang et eau pour en terminer la maquette. Le sang était thaï, l'eau bretonne, mais ne me demandez pas pourquoi, je l'ignore. Nous conversons par courrier électronique, communication de notre temps, tout comme La corde à linge naquit numériquement. Mis à part le roman, le fait que l'objet vienne d'un blog et que chaque épisode commence par une photographie a tout de suite accroché François Bon qui s'est empressé de me répondre, chose inhabituelle dans le milieu de l'édition. C'est lui qui m'a poussé à ajouter du son, "un musicien comme vous !", et m'a suggéré de changer le titre. Je l'avais d'abord nommé Une étoile est sans ciel, jeu de mots un peu lourd m'obligeant à l'expliquer laborieusement chaque fois que je le prononçais ! La corde à linge se réfère au procédé d'écriture décrit dans l'introduction, inspiré d'un mode d'improvisation musicale. Si le titre s'était rapporté au récit il se serait plutôt agi d'une corde pour se pendre ou du fil d'Ariane pour éviter de se perdre et revenir là d'où Max, le personnage principal, était parti. Quant au linge il ne s'est jamais cantonné à la famille. J'ai pris l'habitude de l'étaler au soleil, prenant le risque de dévoiler ses secrets. Voilà ce que c'est que d'en fréquenter du beau ! Pourtant non, le titre n'a rien à voir ni à entendre avec cette histoire.


Puisqu'il est numérique l'ajout de 80 minutes de son et de musique est une idée formidable, exploitant les capacités inédites de ce nouvel objet virtuel. J'ai toujours adoré les jouets technologiques. Je joue des synthétiseurs depuis 1973, l'année suivante nous utilisons la pause du cassettophone pour réaliser nos montages radiophoniques cut appelés aujourd'hui plunderphonics, sautons sur les premiers échantillonneurs comme sur les programmes informatiques de composition musicale dès leurs débuts, dans mon domaine je produis le premier CD en 1987, l'un des premiers CD-Rom d'auteur dix ans plus tard, la création de mon site remonte aussi à 1997, etc. Encore aujourd'hui, sans fétichiser l'outil, la moindre avancée technologique me pousse à imaginer des œuvres nouvelles jusqu'alors impossibles, ne délaissant pas pour autant les élucubrations plus roots à la Géo Trouvetout !

L'iPad, ou l'iPhone pour les amateurs de miniatures dont je fais accessoirement partie, est la plateforme idéale pour apprécier La corde à linge en son format ePub. Les sons et la mosaïque des images, qui permet comme la table des matières de sauter à l'épisode souhaité, seront par contre absents sur les autres tablettes numériques, format Mobipocket, et en streaming sur Internet. Dans la version optimale sur iPad et iPhone (P.S. : ça marche aussi en streaming sur Internet sous navigateurs Safari ou Chrome), les sons sont optionnels ; on peut les jouer, les mettre en pause, les faire défiler, les rejouer, voire en wi-fi sur des enceintes distantes, et l'index des musiques renvoie directement au player correspondant. Chaque utilisateur peut choisir entre six polices de caractères, leur taille (très pratique pour les presbytes dont je fais maintenant partie) et la luminosité de l'écran. On peut rechercher un mot, insérer des marque-pages et, toujours sur l'application iBooks, le double-clic sur un mot ou groupe de mots offre de le copier, rédiger une note, surligner ou effectuer une recherche. La tirette qui apparaît au bas de l'écran permet de retrouver n'importe quel chapitre sur la ligne chronologique. Dans mon cas je préfère parler d'épisodes, ce qui correspond mieux à la méthode que j'utilisai pour écrire, ignorant moi-même ce qui allait se passer dans le suivant. J'ignore encore la nature de ce que j'ai écrit. Polar ? Science-fiction ? Politique ? Voyage initiatique ? Ou petite musique ?


Pour 3,49 euros, on peut tenter l'aventure ! Les éditeurs qui publient leurs best-sellers à des prix exorbitants, proches de ceux du papier, n'ont rien compris à ce nouveau mode de diffusion qui devrait plutôt profiter aux "produits de niche", comme la poésie ou dans mon cas, par exemple ! Publie.net représente le fer de lance de cette avancée, me poussant à lire plus souvent sur tablette des ouvrages que je peux facilement commander en ligne, réceptionner instantanément et emporter avec moi sans que cela pèse un âne mort.

Je tiens aussi à remercier celles et ceux qui m'ont aidé, Françoise Romand, Sonia Cruchon, Pascale Labbé, Antoine Schmitt, Philippe Blaizot, Vincent Segal (également violoncelle), ainsi que tous les musiciens présents sur la version sonore, Bernard Vitet (trompette), Sacha Gattino (clavier/échantillonneur), Birgitte Lyregaard (voix), Elsa Birgé (voix), Lol Coxhill (saxophone soprano), Brigitte Vée (piano), Baco (voix), Philippe Deschepper (guitare), Nem (platines), Lucien Alfonso (violon), Karsten Hochapfel (violoncelle), Pierre-Yves Le Jeune (contrebasse), Francis Gorgé (guitare) et Nicolas Clauss (ralenti).

mardi 29 novembre 2011

Ursus minor en tournée

« Ursus Minor feat. Boots Riley & Desdamona : All stars de la scène R&B et hip-hop américaine et de la scène jazz européenne, Ursus Minor revient de manière fracassante avec un troisième album clairement orienté vers les musiques urbaines et actuelles. Un monument de groove et d’efficacité. Le grain de folie en plus !

Avec une formation renouvelée, accueillant les guitares de Mike Scott (Prince, Me’Shell Ndegeocello, Justin Timberlake, Janet Jackson...) et accordant plus de place à l’impressionnante voix de Stokley Williams, De Maceo Parker à Evan Parker, en passant par Prince ou Public Ennemy, Ursus Minor restitue toutes ces musiques.

Le groupe garde une volonté de partage affichée grâce aux participations cette fois de Desdamona, nouvelle étoile du rap indépendant américain et au retour de Boots Riley, rappeur d’Oakland, présent à la création du groupe. »

Tony Hymas : claviers Mike Scott : guitare François Corneloup : sax Stokley Williams : batterie, chant

Album : I Will Not Take But For An Answer (2010, Nato /L’Autre Distribution)

dimanche 6 novembre 2011

Musique de film


Deux nouveaux albums sont en écoute et téléchargements gratuits sur le site des Disques GRRR. Il s'agit dans les deux cas de musique de film.
Le premier a été enregistré les 1er et 2 juillet 2011 par Jean-Jacques Birgé au Studio GRRR, Bagnolet, par Vincent Segal (violoncelle), Antonin-Tri Hoang (sax alto, clarinette, clarinette basse, piano) et Jean-Jacques Birgé (orchestre virtuel, Tenori-on, guimbarde, rhombe) pour le film Un monde dans tous ses états réalisé par Pierre Oscar Lévy (second à partir de la gauche sur la pochette). Composer's cut radicalement différent du Director's cut utilisé pour ce film de 1h17 dont Hubert Védrine est l'auteur.
Articles 1 2 3.
Diffusion sur Arte le 10 janvier 2012.


Le second, resté inédit, remonte à l'an 2000. Musique du film 1+1 une histoire naturelle du sexe composée par Jean-Jacques Birgé (synthétiseur et flûtes) avec Yves Robert (trombone), Philippe Deschepper (guitare) et Éric Échampard (batterie) et enregistrée à l'INA les 19 et 20 septembre 2000, mixée le 21, avec diffusion du film sur Arte en juillet 2001. Birgé avait également réalisé l'interface sonore du DVD-Rom figurant sur l'autre face du DVD produit par l'INA et Hyptique. Le film de Pierre Morize (Extrait 1 - Extrait 2) avait obtenu les Prix Möbius Sciences 2002, Prix Spécial du Jury Möbius International 2002 et Grand Prix Europrix Education/e-learning 2003.
Article.

Ces deux albums s'ajoutent à l'immense base de données des Disques GRRR dont 33 albums inédits en plus de la production discographique courante (LP, CD, CD-Rom), près de 500 morceaux à découvrir sur la radio aléatoire du site drame.org.

vendredi 30 septembre 2011

Anti-pub


Face à l'afflux de spams (pubs) chaque commentaire doit désormais être validé par l'un des administrateurs du site avant publication.

À Londres les labels indépendants partent en fumée


Billet publié le 10 Août 2011 et effacé par erreur lors de la mise en ligne du nouveau site


Chaque fois que les jeunes exclus de la société du profit se réveillent je repense aux Garçons sauvages publié par William S. Burroughs en 1971. La question fut toujours de savoir par qui cette énergie de la révolte serait récupérée, par les fachos ou par ce que l'on avait coutume d'appeler la gauche ? Sans formation politique les perspectives ne sont pas aussi réjouissantes qu'on pourrait le souhaiter. La révolution en chemises brunes est souvent à craindre lorsque la conscience de classe fait défaut. En attendant le grand chambardement que les évènements annoncent les bavures font des dégâts.

Dans un bâtiment de 20.000m², qui appartient à la société Sony Corp, étaient stockés, entre autres, les CD et DVD de la major du disque Sony Music (Columbia, Epic, RCA) mais également de labels indépendants, tels Pias, Warp, Domino, Beggars/XL, Kitsuné, Ninja Tune, Wall Of Sound, Rough Trade, Warp Defected, Sunday Best et Big Brother. Nombreux petits producteurs n'étaient pas assurés et risquent de disparaître.
La liste des labels touchés est longue : PIAS Recordings, PIAS Recordings Belgium, 4AD, A Camp, Absynthe Minded, Accidental, AEI Music, Air Recordings, ALC Music, Alsation, Ambush Reality, Ancient & Modern, Angular Recording Corporation, Arcady Records, Ark Recordings, Asthmatic Kitty Records, Atlantic Jaxx Recordings, Bad Magic, Balling The Jack, Banquet Records, Battered Ornaments Records, Beggars Banquet, Best Before, Big Brother, Big Dada, Bird Records, blackmaps, Bloody Chamber, Blowout Music, Blue Chopsticks, Border Community Borstal Beats, Boysnoize Records, BPM, Brainfeeder, Brassland, Bright Star Recordings, Brille, Broken Sound Music, Bronzerat, Brothers and Sisters, Brownswood Recordings, Buzzin' Fly, Cache Cache, Cadenza Records, Celluloid Records, Chalkmark / IE, Chemikal Underground Records, Cocoon, Control Tower, Counter Records, Dance To The Radio, Dead Oceans, Deceptive, Defenders Ent UK, DESOLAT, Dessous, Different, Dirtee Stank, Divine Comedy Records, Domino Records, Double Six Records, Drag City, Dreambrother, Drive Thru Records, Drowned In Sound, Dummy Records, Duophonic, Eat Sleep Records, Fabric Worldwide, Fake Diamonds, FantasyTrashcan, Fatcat Records, Fence, Feraltone, Finders Keepers Records, Flock Music, Flying Circus, Freerange Records, Friends Vs Records, Full Pupp, Full Time Hobby, Gang Of Four Recordings, Geographic, Ghost Ship, Glaze Recordings, Groenland Records, G-Unit, Hardly Art, Hassle Records, Helpless, Hem Hem Records, HFN Music, Immune, Independiente, Infant, Infectious, Jagjaguwar, Kartel, Kitchenware, Kitsune, KMS Records / Fabric, Laughing Stock, Lex Records, Lipservice, Little Sister Recordings, LO-MAX Records, Loose Music, Lovepump United, Low Life Records, Lucky Number Music, Lucky Seven Records, Mantra, Matador, Memphis Industries, Merok, Metric Music International, Metroline Limited, Model Citizen, Moikai, Motion Audio, MyMajorLabel Ltd, Nation, Ninja Tune, No Quarter, NovaMute, Nusic Sounds, One Four Seven Records Ltd, One Little Indian, Organs, Outcaste, OVNI, P.I.L., Peartree Records, PeMa, People In The Sky, People Tree, Pirates Blend Records Inc, Planet Function, Play It Again Sam, Playlouder, Poker Flat, Polyvinyl Records, Poseidon Records, Post Present, Pschent, Raw Canvas, Red Cord Records, REK'D, Rekids, Rekords Rekords, Renaissance, Reveal Records, Riverman Records, Rock Action Records, Roots Records, Rough Trade Records, Rubyworks, Sea Note, Search and Destroy, Secretly Canadian, Setanta, Shape, SideOneDummy Records, Silva Screen, Slam Dunk Records, Smekkleysa, Soma, Sonic Cathedral, Soul Jazz Records, South Paw, Southern Fried Records, Stereo Bang Media, Stolen Recordings, Stranger Records, Streamline, Sub Pop, Suicide Squeeze, Sunday Best, Thrill Jockey, Tirk, Too Pure, Torque Records, Touch & Go Records, Transmission Recordings, Tri Tone, Trouble Records, True Panther, Try Harder, Turnstile, Twisted Nerve Recordings, Universal Sound, Victory Records, Wagram, Wall of Sound, Warp, Watergate, We Love You, Wiiija, Willkommen Records Ltd, Wonderfulsound, XL, Xtra Mile Recordings, Yaala Yaala, Young Turks.

mercredi 28 septembre 2011

RETOUR À LA CASE DUNOIS : 3ÈME VOYAGE TONY COE – JOHN HORLER, VENDREDI 7 octobre, Théâtre Dunois

Après Lol Coxhill en trio avec Barre Phillips et JT Bates puis Steve Beresford en duo avec Matt Wilson, en octobre 2010 à l’occasion des 30 ans de nato (1), c’est au tour d’une autre personnalité essentielle aux très beaux jours des années 80 du théâtre Dunois, le clarinettiste et saxophoniste Tony Coe, de se loger dans ces Retours à la case Dunois en passe de devenir un rendez-vous annuel. Il se produira en duo avec le pianiste John Horler le 7 octobre prochain. Celui qui fut surnommé le Gitan de Canterbury, figure majeure de l’histoire du jazz, tomba amoureux du lieu dès le premier contact au point de dédier un des morceaux de son disque Tournée du Chat réalisé en 1982, à Makoko, chatte maîtresse des lieux. Cet attachement ne se démentira jamais en multiples compagnies (The Melody Four, Alan Hacker, Tony Hymas, George Lewis, Violeta Ferrer, Jean-Louis Chautemps, Robert Cornford, John Lindberg et nombreux autres…).



« Un endroit où j’aime jouer, c’est le théâtre Dunois à Paris ! C’est vraiment tout ce qu’un musicien peut souhaiter : un son parfait (on peut jouer acoustique, ce que je préfère), un très bon public attentif sans être austère – il sent jusqu’à quel niveau il peut parler sans gêner – une direction et un personnel sensibles et aimables faisant bon accueil et sachant détendre les musiciens, sans oublier le chat : Makoko qui se montre à la fin des concerts en signe d’approbation et aussi de nombreuses autres qualités. Le théâtre Dunois peut être porté au crédit de Paris et de la France. » Tony Coe in Jazz Ensuite Octobre 1983



Tony Coe : saxophones, clarinettes, composition

Fervent supporter anglais de Monsieur Hulot, universellement connu pour être l’interprète inoubliable du célèbre thème de Henry Mancini : « La Panthère Rose », Tony Coe a bercé de ses saxophones, clarinettes et compositions, les oreilles de la terre entière. Au-delà de cette incontournable référence, l’itinéraire de Tony Coe est jalonné par les plus grands noms du Jazz : Dizzy Gillespie, Count Basie, Kenny Clarke, Stan Getz, Cab Calloway, Sarah Vaughan, Quincy Jones, Thad Jones… Il a aussi croisé le fer avec les meilleurs représentants de l’improvisation libre : Derek Bailey, Evan Parker, Tony Oxley, Barry Guy et a joué avec quelques stars de la pop music : Paul McCartney, Caravan, George Harrison, John Martyn… Sa sonorité unique est également repérable lors de ses nombreuses collaborations avec Henry Mancini (dont les célèbres Panthères Rose – à l’exception de la première interprétée par Plas Johnson – ou encore Victor Victoria, Basil la souris détective …) ou d’autres compositeurs de musiques de films : John Williams pour Superman II, Mike Figgis pour Leaving Las Vegas, Michel Legrand pour Atlantic City pour n’en citer que trois. Il passe également de l’autre côté du pupitre avec quelques longs métrages tels Mer de Chine de Jacques Perrin ou Camomille de Mehdi Charef. Membre de l’ensemble Matrix, il a également été l’interprète de nombreux compositeurs contemporains comme Pierre Boulez ou Harrison Birtwistle. Dans ce genre encore, on lui doit la signature de quelques œuvres ambitieuses pour bois ou orchestre (Buds of Time, Something Blue …). Tête des Voix d’Itxassou (récemment rééditées) (2) - projet de chants de liberté avec Marianne Faithfull, Ali Farka Touré, Jose Menese, Françoise Fabian ou Maggie Bell - membre actif des groupes The Melody Four (grands habitués du Dunois) puis The Lonely Bears, il a été honoré en 1992 à Francfort pour l’ensemble de son œuvre et a reçu le Jazzpar Prize en 1995 à Copenhague. Tony Coe est fréquemment salué comme l’un des plus grands musiciens de notre époque.



John Horler : piano



Pianiste fort respecté, John Horler a acquis son excellente réputation sur la scène du jazz britannique dès sa sortie de la Royal Academy of Music, à l'âge de seize ans. Amateur de Brahms et Debussy, c’est l’écoute de Bill Evans qui le conduit tout droit au jazz. Pianiste régulier de l’émission « Jazz Club » de la BBC, accompagnateur de Pepper Adams, Bob Brookmeyer, Clark Terry, Zoot Sims, Al Cohn, Art Farmer, Bud Shank, Shorty Rodgers et Chet Baker (ce qui reste une de ses plus bouleversantes expériences), partenaire des grands du jazz d’outre manche tels Pete King, Tommy Whittle, Tony Coe, Kenny Wheeler ou le regretté Ronnie Ross (le saxophone de « Walk and the Wild Side » de Lou Reed), John Horler a aussi été le premier pianiste de John Dankworth et Cleo Laine (avant Tony Hymas). En 1993, il fait ses première apparitions avec ses propres ensembles (trio avec Jeff Clyne et Trevor Tomkins pour le disque Touches). Le duo Tony Coe – John Horler est bel et bien une affaire d’histoire et d’histoires de jazz.



(1) Les deux concerts de Lol Coxhill et Steve Beresford de Retour à la case Dunois 2010 ont fait l’objet de deux enregistrements respectivement publiés en mars et à paraître en octobre 2011 Lol Coxhill- Barre Phillips – JT Bates : The Rock on the hill (nato 4099) Steve Beresford-Matt Wilson : Snodland (nato 4190) (2) Tony Coe : Les Voix d’Itxassou (nato 1957)

mardi 7 juin 2011

1ère rencontre des Amis du Journal Les Allumés du Jazz

(ADADJLADJ) De dix sept heures à minuit Le Dimanche 26 juin 2011 L'Angora – 3 bd Richard Lenoir – 75011 Paris - A 50 m de la place de la Bastille Tél : 01 47 00 25 00. Contact : Valérie Crinière - Cécile Salle 02 43 28 31 30 email : all.jazz@wanadoo.fr

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mardi 24 mai 2011

Inuguration de la boutique des allumés du jazz

La boutique des Allumés du Jazz sur happy Sitiz

jeudi 28 avril 2011

EXPOSITION SHELTON & PIC «Not Quite Dead» Du 29 avril au 14 mai 2011 Vernissage le 28 avril 2011 à 18h30

__notre ami Pic que les lecteurs du Journal Les ADJ autant que ceux su Journal de Spirou connaissent bien expose avec Shelton (le père des Freak brothers) à : LA GALERIE PETITS PAPIERS 91 rue Saint-Honoré 75001 PARIS__

aujourd'hui vente d'originaux (très beaux, très chers) le samedi 30, dédicace d'albums en vo et en vf

Vintage et culte ! L’underground américain déjanté des sixties s’invite à la Galerie Petits Papiers. Gilbert Shelton est, avec Robert Crumb, l’un des fiers représentants de l’univers décalé et dingue des comics américains qui fleurissaient au début des années 60. Gilbert Shelton (né en 1940) commence sa carrière avec des illustrations humoristiques publiées en 1959 dans le journal de l’Université d’Austin, Texas Ranger. En 1962 il donne naissance à Wonder Wart- Hog, son personnage de super looser, emblématique de la contre-culture. Shelton se voulait à la marge du puritanisme américain en conservant une réelle liberté de ton. Les aventures de ce reporter minable qui joue les superhéros, se poursuivent dans Texas Ranger, Charlatan puis Help!. En 1967, Shelton devient directeur artistique d’une salle de concert et collabore à Austin Rag, un hebdomadaire underground dans lequel il fait intervenir ces trois personnages fétiches, déjantés et délirants, les Freak Brothers qui trainent leurs guêtres dans une existence dissolue et ultra speed avec bonne humeur et autodérision. En 1969, Shelton participe à la création de Rip Off Press, la plus célèbre maison d’édition underground américaine. En 1988, à l’occasion d’une couverture de Rip Off Comix, il met en scène un groupe de rock baptisé « Not Quite Dead ». Ces musiciens allumés acquièrent rapidement leur indépendance et interviennent dans plusieurs récits. En 1993, Not Quite Dead fait l’objet de son propre fascicule - co-réalisé par Shelton et Pic - publié aux États-unis chez Rip off Press. Installé depuis le début des années 1980 en Europe, Shelton vit aujourd’hui à Paris. Il a su imposer au fil du temps ses propres critères esthétiques, où s’entrecroisent la rigueur et la liberté la plus totale. Son trait est souple sans fioritures pour aller à l’essentiel. Son univers vibre sous le signe de la liberté, de l’insouciance, de la dépendance aux drogues et de l’humour décalé. Dessinateur et scénariste français, Denis «Pic» Lelièvre fonde en 1981 «Mix-Mix», et réalise les séries Mutliplan et Mix Mix Comix. En 1984 il publie Comix Guédji dans Zoulou et fait la rencontre déterminante de Gilbert Shelton. À partir de 1993 il s’associe à Shelton sur Not Quite Dead, cette fameuse série publiée en format comic-book. La série est adaptée en français par Géant Vert, dès 1996. Composant avec minutie chacun de ses dessins, coloriste et miniaturiste inspiré, Pic occupe une place importante dans les domaines de l’illustration et de la BD notamment chez Spirou, Casterman, Albin Michel… CONTACT PRESSE : Agence Sofab & Cie 9, rue Saint-Fiacre 75002 Paris 01.56.24.96.81 - sophie.chedru@sofab.biz www.sofab-cie.fr

EXPOSITION SHELTON & PIC «Not Quite Dead» Du 29 avril au 14 mai 2011 Vernissage le 28 avril 2011 à 18h30 Galerie Petits Papiers 91 rue Saint-Honoré 75001 Paris Ouvert le jeudi et vendredi de 15h à 19h et le samedi de 11h à 19h PARIS GALERIE PETITS PAPIERS 91 rue Saint-Honoré 75001 PARIS Tél. +33 (0)1 75 50 30 68 - www.petitspapiers.be Ouvert le jeudi et vendredi de 15h à 19h et le samedi de 11h à 19h Signature des albums «Not Quite Dead» le 30 avril de 16h à 18h par les auteurs Shelton, Pic et Géant Vert

vendredi 15 avril 2011

"Pour des Etats Généraux de la musique", par Philippe Couderc

Philippe Couderc, fondateur du label indépendant bordelais Vicious Circle et président de la Feppia (Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d’Aquitaine), appelle dans cette tribune libre à l’organisation d’Etats Généraux de la musique.

Il était temps d’ouvrir le débat du streaming. Une fois de plus, les acteurs "majeurs" de la filière nous montrent leur incapacité à prendre les bonnes décisions en se préoccupant plus de sauvegarder leur cash-flow et leurs partenariats économiques. Lorsque nous avons écrit le texte"Hadopi : la création sacrifiée", il y a deux ans, en mai 2009, nous y dénoncions son effet pervers numéro un : la dévalorisation de la musique. A l’époque, en plein débat houleux sur le vote de la Loi Hadopi, notre texte avait été regardé de travers, pris comme une attaque primitive contre les majors, contre LA solution au piratage, contre LE progrès numérique, ce qu’il n’était évidemment pas.

Qui sommes-nous ? Avant tout, des passionnés de musique. Les labels indépendants sont pour leur immense majorité des petites structures, TPE ou associations, qui produisent très essentiellement les premières oeuvres de jeunes artistes, dans tous les styles musicaux, dans toutes les esthétiques : du jazz contemporain à la pop, de la chanson à la techno hardcore, du classique à la musique world, etc. Nous accompagnons ces artistes, nous les aidons à se professionnaliser, nous diffusons leur musique, nous leur permettons de jouer en public.

Qu’on ne s’y méprenne, ce travail-là ne s’improvise pas, il est le résultat d’un savoir-faire et d’une passion que nous essayons de mener au bout. Bon nombre d’artistes aujourd’hui reconnus ont fait leurs premiers pas sur des labels comme les nôtres. Avec plus de 3 000 productions par an, les labels indépendants sont l’oxygène de la diversité culturelle ; c’était vrai hier, cela l’est encore plus aujourd’hui mais pour combien de temps encore ? Car, quoiqu’on en dise, il est bien plus facile d’enregistrer sa musique que de la faire écouter. Les artistes qui y parviennent seuls se comptent sur les doigts d’une main ! Ceci étant dit, où en sommes-nous aujourd’hui ? La dévalorisation de la musique se poursuit

Après avoir adoubé les sites de streaming, les mêmes constatent aujourd’hui :- que la monétisation n’est pas assez forte,- que le téléchargement n’est toujours pas prépondérant : moins de 20% d’un marché en baisse dramatique depuis des années.

De plus :

- la Carte Musique ne semble pas recueillir le succès escompté.- l’Hadopi peine à inverser la situation.- L’observatoire de la musique, en octobre 2010, montrait l’extrême concentration du secteur numérique aux mains de quelques-uns ! Et désignait les premières victimes : les labels indépendants.- Le physique, qui représente toujours et encore 80% du marché est toujours laissé à l’abandon ! Les chaînes l’ont relégué au rang de vieillerie (en réduisant comme peau de chagrin les linéaires), ce qu’il n’est manifestement toujours pas ! Et les disquaires ont quasi disparu.

En janvier 2009, j’étais convié, par la Ministre de la Culture de l’époque, au dîner offert à l’industrie de la musique, au Midem à Cannes. Ce fut une séance d’auto-congratulations avec, comme invité de marque, le représentant de Deezer (mais cela aurait pu être Spotify ou d’autres), présenté comme LA solution anti-piratage.

Aujourd’hui, les uns disent que le gratuit ne fait pas un modèle économique tandis que l’autre défend son business, vendu pour partie à Orange (qui se moque bien de la rentabilité du streaming tant que se vendent des abonnements triple, quadrule, sextuple play ; tout comme ITunes sert à vendre des smartphones, et demain, SFR fera de même avec Spotify). Ces mêmes acteurs "majeurs" remettent en question ce partenariat. Quel manque de lucidité et de réflexion ! Que ne nous ont-ils pas écoutés ? Sont-ils donc idiots ? Ou est-ce plus simplement le résultat d’une politique à court terme (je prends le cash des avances et j’attends de voir) et égoïste ? Trop de mépris, trop d’incompréhension

En 2009, la situation des labels indépendants était grave. Elle est aujourd’hui critique et cela n’est en rien une bonne nouvelle. Pour personne. Ni pour les artistes, ni pour le public. Ni même pour les majors qui en ont besoin ! Pendant ce temps, les artistes en développement subissent et la fréquentation des concerts-découvertes est en berne. Le public, qu’on a traité de voleur, à qui on a vendu ce modèle aujourd’hui décrié, ne comprend plus rien et croit, à juste titre, qu’on veut encore une fois le berner.

On le voit bien : rien n’avance ; rien de ce qui a été essayé depuis des années ne fonctionne. Les clivages restent les mêmes. Arrêtons ces discussions à n’en plus finir qui ne servent que peu. Assez de ces conférences, débats, rencontres qui n’apportent rien. Oublions ces tribunes jetées en pâture : nous agissons tous comme un vieux couple incapable de se parler autrement que par des mots laissés au coin d’une table. Il y a trop de mépris, trop d’incompréhension, pas assez de réflexions, aucune mise en commun des ressources et des idées. Chacun continue de biner son jardin en balançant ses mauvaises herbes dans celui du voisin !

Nous avons essayé les lois, les débats tronqués, les conciliabules à deux ou trois, les missions en tout genre, les rapports poussiéreux. Cela ne marche pas ! Ce ne sont pas les pansements qui soignent les plaies. Quand la situation est grave, ce sont des Etats Généraux que monsieur le Ministre de la Culture devrait convoquer : avec les labels, petits ou grands, les artistes, les diffuseurs, les distributeurs, et le public, pour apprendre à se connaître mutuellement, à se respecter, pour exposer ses idées, ses problématiques, ses solutions, s’engueuler mais travailler. Travailler à construire une économie de la musique qui soit pérenne, respectueuse de chacun. En un mot : revaloriser la musique, autant économiquement qu’intellectuellement. La revaloriser ensemble, tous ensemble ! Publications récentes dans "So_cult’"

   * 8.04.2011L’accord entre Google et les auteurs américains remis en cause par la Justice
   * 4.04.2011iTunes, 85% des revenus des producteurs indépendants
   * 1er.04.2011iPad, Netflix, les studios se rebiffent...
   * 30.03.2011IFPI : des ventes de musique en baisse de 8,4 % au niveau mondial
   * 22.03.2011Faut-il tuer le streaming ? par Bruno Boutleux et Philippe Ogouz

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  1. Vive La Musique le 13 avril 2011
     Lois et rapports passés ne servent pas forcément à rien. Même s’ils sont des échecs plus ou moins cuisants ils permettent de construire, d’expéimenter, d’agir plutôt que discuter.
     Mais il est vrai que dans la musique, chacun reste sur ses postures, son idéologie, et voit la filière musicale du petit bout de sa lorgnette, le sien.
     Plus que d’Etats généraux où chacun viendra faire son petit lobbying habituel,, c’est d’un Bretton Woods dont la musique a besoin. Il faut reconstruire toute une économie, probablement autour d’un Centre national de la musique.
     C’est dommage que cette tribune ne parles pas de projet, qui avance en "tâche de fond" depuis des années et qui pourrait, enfin voir le jour. C’est là qu’il faut agir aujourd’hui, sur le périmètre, les moyens, les outils de ce CNM.
     Excuse ma brutalité mais dénoncer le streaming et les avances des majors, c’est comme dire que le piratage tue le disque, ça ne sert à rien qu’à s’inscrire dans les combats du passé.
  2. @olidess - The Orchard le 13 avril 2011
     L’industrie ne s’est jamais aussi bien portée, il n’y a jamais eu autant de transactions qu’à ce jour. L’industrie agit comme une victime et le désespoir n’intéresse personne. Il est grand temps d’arrêter de se plaindre et d’apprendre comment travailler dans le 21ème siècle.
     Je n’arrive pas à comprendre comment une industrie peut répéter sans cesse les mêmes erreurs (n’avait elle pas déjà condamné la radio avec les mêmes excuses, puis la cassette etc... ?)
     La priorité ? ni les producteurs, ni les distributeurs, ni les majors... mais les fans et les artistes, et bizarrement nous les entendons rarement se plaindre... Ils ont compris que ce que nous vivons en ce moment n’est rien d’autre qu’une énorme opportunité pour ce que nous aimons tous, la musique.
  3. Philipe Couderc le 13 avril 2011
     @ Vive La Musique
     Le projet, il est justement dans des Etats Généraux ; faire cela, c’est justement convier tous les acteurs, se mettre autour d’une table et travailler à construire quelque chose de valable. Ca ne se fait pas en une demi-journée, il faut prendre le temps et s’investir. Comme tu le dis, on a essayé plein de trucs et machins ; on a expérimenté et rien n’a fonctionné. Partant de ce constat-là, il faut se dire que le problème est tellement vaste qu’il faut l’étudier dans son ensemble et arrêter de faire de la mesurette.
     Tu parles de lobbying, il existe déjà et il est énorme. Mettre tout le monde autour d’une table (et donc pas seulement le snep, l’upfi, l’adami, la sacem, etc... mais aussi les labels indépendants non syndiqués, le public, les artistes, etc.), c’est justement tenter de réduire l’influence de ces lobbys.
     Je n’ai pas voulu taper sur le streaming, j’ai juste dénoncé, par un exemple parlant et d’actualité, les politiques incohérentes qui sont menées depuis des années, qui n’ont pas inversé la situation mais, au contraire, l’ont aggravée.
     Concernant le CNM : oui c’est une bonne idée mais cela ne suffira pas, j’en suis hélas persuadé. Tout simplement parce que, encore une fois, on va créer des dispositifs d’aide à la production sans se soucier de la valorisation (économique) de cette production. On met donc les producteurs, quels qu’ils soient, sous perfusion en croisant les doigts pour qu’une hypothétique "nouvelle économie" se mette en place. Hors, tant que la musique n’aura pas de valeur, il ne pourra pas y avoir d’économie. Et le jour où la perfusion s’arrêtera, parce que le politique en aura marre de constater que, malgré tout ce qui est fait, on est toujours dans la même situation, que se passera-t’il ?
     Le cinéma et le livre ont très intelligemment travaillé tant à l’aide à la production qu’à la diffusion de la diversité vers le public. Il y a la Loi sur le prix unique du livre, de nombreuses politiques d’aides aux libraires, etc. Pour le cinéma, on a aidé les salles à se moderniser, on a renouvelé l’offre, on a créé le label "arts et Essais". Dans la musique, qu’a-t’on fait ? rien. on a laissé les disquaires mourir, on a cassé le lien avec le public (qui du coup, voit dans les producteurs de gros voleurs doublés de gens tournés vers le passé. traite-t’on de la même manière les producteur de cinéma ? Les maisons d’édition ? heureusement non. Par contre, en musique, qu’est-ce qu’on se prend dans la gueule !!!).
     @The Orchard
     juste deux questions, sans animosité aucune : êtes-vous producteur de disque ou avez-vous travaillé un tant soit peu dans ce milieu ? Car nous ne sommes absolument pas tournés vers le passé. Bien au contraire. Mais je ne sais pas où vous avez vu que "L’industrie ne s’est jamais aussi bien portée". il y a eu des tas de labels indépendants qui ont arrêtés, des vagues de licenciement, un marché divisé par 3 en quelques années. Nos catalogues sont tous disponibles en numérique, sur toutes les plateformes ; il n’y a plus aucune impossibilité de les trouver. Nous travaillons sur le numérique comme jamais, y compris dans la promotion. Dire que nous sommes du passé, c’est vraiment méconnaître nos métiers.
     mais je vous rassure, moi-même je ne comprends pas comment cette industrie peut faire de si énormes erreurs. Vous ne trouverez pas chez les petits labels indépendants un seul qui ait traité le public de voleur, voire de collabo. Au contraire, nous tentons d’expliquer qui on est et à quoi on sert. et on sert à quelque chose. Producteur, c’est un vrai métier, un vrai savoir-faire, un vrai carnet d’adresses. Les longues années écoulées ont démontré qu’on ne s’improvise pas producteur, à quelque échelle que ce soit. Mais nous savons aussi que le public a été trompé, stigmatisé et les dégâts sont terribles.
     seconde question : êtes-vous artiste, je veux dire, avez-vous jamais joué en tant qu’artiste en produisant un album (qui est, avant toute chose une oeuvre artistique, on l’oublie trop souvent) et tourné dans des camions pour jouer de Bordeaux à Strasbourg, de Lille à Montpellier ? Dans des bars, des petites salles de concerts, etc...
     On n’entend pas les artistes et vous avez raison. Cela en est même terrible. mais je peux vous assurer que ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas à se plaindre. Au contraire. Il n’a jamais été aussi difficile de se produire pour un artiste en développement (vous avez compris, je ne parle pas des artistes amateurs qui jouent seulement dans leur ville, à l’occasion). Les budgets des salles de concerts sont en réduction significative, elles prennent donc de moins en moins de risque, les bars éprouvent les pires difficultés à produire les concerts. Croyez-moi, être un artiste en développement aujourd’hui, c’est juste la croix et la bannière ! Mais malheureusement, ils ne l’expriment pas, ils ne sont pas regroupés en fédération comme l’ont fait, très récemment, les labels indépendants. Le drame, c’est que beaucoup de choses se discutent et se décident, sans eux. Je peux vous assurer que quand l’un de mes artistes parlent à son public de ce qu’il vit, il est écouté, très écouté et respecté.
     Je reçois, moi qui ne suis qu’une petite structure, entre 5 et 10 emails par jour, d’artistes qui cherchent un label ; et entre 3 et 5 CD démos par jour également. Et je ne produis qu’entre 4 et 8 albums par an. Croyez-vous que tous ces artistes m’envoient leur musique juste pour le plaisir ? Imaginez-vous combien de demandes reçoit un gros label ? Une major ? Si cela n’était pas aussi difficile, également pour les artistes, cela ferait longtemps qu’on ne serait plus sollicité ; c’est exactement l’inverse qui se produit.
     J’ai la chance, l’énorme chance, de faire un beau métier, complexe mais passionnant. Je ne me plains pas de ça. Mais j’enrage de voir comment la musique a été dévalorisée depuis tant d’années. J’enrage de constater que l’impasse dans lequel nous sommes tous, artistes et publics y compris, est encore bien réelle. Et malheureusement je pense qu’on y est encore pour un bon moment tant que nos attitudes à tous ne changeront pas, tant qu’il n’y aura pas de réelle volonté de construire.
     Il existe de multiples solutions à mettre en place mais elles demandent à ce que la manière de mener les discussions change radicalement. C’est pour cela que nous en appelons à des Etats Généraux.
     Merci de vos lectures et commentaires.
  4. Triptoleme le 14 avril 2011
     Mon commentaire à chaud.
     Je suis abonné à Internet depuis un certain nombre d’années et de fait j’ai été décrété "pirate" depuis, par nos représentants légaux, par un certain nombre de producteurs et de créateurs (artistes ?) qui n’ont comme idées que de faire créer des taxes nouvelles, des lois liberticides et qui voudraient bien limiter notre manière d’écouter de la musique.
     Alors, oui, je leur en veux et plutôt que de m’épuiser pour rien dans des actions dont tout ces gens là se fichent, j’agis à mon niveau en n’achetant plus rien et en utilisant ce qui m’est accessible sans bourse délier mais légalement. Je ne suis pas le seul à agir ainsi.
     La culture (l’aculture parfois) est devenue un produit consommable au même titre qu’une baguette de pain (exemple utilisé pour défendre la vision répressive des lois) .
     Et en abusant, mais je prends l’exemple sur ceux qui détiennent le pouvoir (législatif ou financier) pourrai-je obtenir préjudice quand on m’oblige à écouter de la musique non désirée, dans les commerces ?
     Oui je sais, c’est idiot, mais sanctionner le téléchargement sur la non sécurisation de son accès Internet l’est tout autant.

mardi 5 avril 2011

EVENEMENT : Pousse-toi de mon soleil!

Serge Adam : création sonore, trompette, électronique Martin Haussmann : création graphique, théâtre de projection

Créé dans le cadre du FI'ART 2008 (Festival International d'Art en Famille) sur une commande du Centre Pompidou, Pousse-toi de mon soleil! réunit le compositeur et musicien improvisateur français Serge Adam et le plasticien et illustrateur allemand Martin Haussmann autour d'une performance musicale où se télescopent des marionnettes d'ombre et de lumière. Destiné au jeune public, Pousse-toi de mon soleil! nous raconte un monde onirique qui se construit en temps réel, dans un concert de matières sonores électroniques et d'images organiques rétro projetées. L'expérience, d'une durée de 10 minutes environ (durée totale : 45 min), est renouvelée à plusieurs reprises, laissant la place à autant de microcosmes et de trames narratives originales. Ces aventures de l'imaginaire mettent en scène «la luciole qui explose sous les tonnerres du feu d'artifice», «les trapézistes qui se nouent et se dénouent autour du baobab», et bien d'autres histoires enchantées.

Une rencontre à dévorer des yeux et des oreilles dès 5 ans!

le mercredi 6 avril 2011 à 15h30 au théâtre Denis (12 cours de Strasbourg - 83 Hyères) le dimanche 17 avril 2011 à 18h au Pannonica, dans le cadre du festival Petits et grands (9 rue Basse Porte - 44 Nantes) le mardi 19 avril à 15h30 et 18h30 au centre d'animation Valeyre (24, rue de Rochechouart - 75009 Paris)

Production: Centre Pompidou/ Quoi de neuf docteur/ Martin Haussmann Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France Ministère de la culture et de la communication, du Conseil régional d'Ile-de-France, de la SPEDIDAM et de la SACEM.

Lien vers le site Internet : http://www.quoideneufdocteur.fr/enscene/poussetoidemonsoleil/adamhaussmann.htm http://www.petitsetgrands.net/a-partir-de-3-ans/pousse-toi-de-mon-soleil.html

samedi 26 mars 2011

Le Nouveau Journal des ALLumés du Jazz et l'ADADJLADJ est en ligne en PDF sur le site des ADJ

Le journal Les Allumés du Jazz a ses singularités. S'il est la voix de l'association Les Allumés du Jazz qui regroupe 58 maisons de disques indépendantes, il est aussi le lieu de présentation de leurs réalisations ainsi qu'un carrefour d'opinions et de débats qui entend placer la musique à un endroit de réflexion différent (et donc complémentaire) des revues plus spécifiquement dédiées aux mélomanes de jazz.

Diffusé à 18 000 exemplaires, le journal Les Allumés du Jazz est envoyé gratuitement à qui le demande. Le bougre paraît de façon non régulière (3 numéros pas an environ). Il est financé par des aides spécifiques directes ainsi que des aides au fonctionnement de l'association et s'est doté récemment d'une association au nom pas aisément prononçable mais diablement swingant l'ADADJLADJ (L'association des amis du journal Les Allumés du Jazz).

L'Adadjladj, c'est le choix qu'a fait le journal Les Allumés du Jazz, publication sans publicité, afin de conforter son indépendance.

Dans Les Allumés du Jazz, on a pu lire des points de vue peu exprimés par ailleurs sur la crise du disque, des considérations sur les conditions de production de la musique, des articles sur les luttes antillaises, sur les expulsions de roms, des interviews de musiciens, mais aussi d'historiens, de sociologues, d'activistes, de cinéastes, d' écrivains...

Le journal Les Allumés du Jazz pense à la musique dans son présent. Elle vaut la peine dans un monde en peine.

Le numéro 28 vient de paraître, il met l'accent sur le mouvement collectif en un trajet qui nous mène des collectifs de musiciens des années 60 et 70 à la place Tahrir aujourd'hui.

En plus de signatures aussi variées qu'intéressantes, le journal Les Allumés du Jazz est un lieu où se retrouvent aussi bien des illustrateurs(trices) de talent. L'image et ses correspondances ne sont jamais en reste.

À l'heure où Les Allumés du Jazz sont sur le point d'ouvrir leur (première) boutique le 14 mai au Mans, et que parait ce numéro 28, nous serions heureux d'avoir de vos nouvelles. Si notre démarche vous plaît, vous pouvez l'encourager plus ou moins bruyamment, en devenant adhérent de l'Adadjladj. Le comité rédactionnel vous remercie et vous salue avec chaleur