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samedi 29 septembre 2007

Le n°20 sera copieux


Plus de pages, plus de musique, plus de musiciens pour ce vingtième numéro. Un anniversaire ! Efix dessine la une de ce spécial solo, spécial solitude : sur la banderole, "Solitaires de tous les pays, unissez-vous !". Toutes celles et ceux qui ont participé à la première soirée des Allumés du solo y vont de leur petit couplet : Guillaume de Chassy, Lionel Garcin, Michèle Buirette, Edward Perraud, Christophe Rocher, Samson Schmitt, Franck Vigroux, Sylvain Guérineau, Mirtha Pozzi (la prochaine aura lieu avec sept autres musiciens à Brest le 18 octobre pour fêter la sortie du Journal lors de Penn Ar Jazz). Les témoignages de batteurs affluent pour Max Roach quand The Drums Also Waltzes : Simon Goubert, Didier Lasserre, Noel McGhie, Christophe Marguet, Christian Rollet, Mark Sanders... Jacques Oger évoque la figure de style du solo. Sylvain Kassap salue Paul Rutherford. Dans la nouvelle rubrique "C'est arrivé demain", je publie Reset. À la question "Quel soin accordez-vous à votre image scénique (costume, gestuelle, relation aux autres musiciens et au public) ? ", répondent Sophie Agnel, Daevid Allen, Franck Amsallem, de Chassy, Denis Colin, Pablo Cueco, Santi Debriano, Bruce Gertz, Hugh Hopper.
Franck Bergerot, Vincent Bessières et Alex Dutilh, Frédéric Goaty, Xavier Prévost expliquent ce qu'ils font des disques qu'ils reçoivent en service de presse. Olivier Gasnier pond un édifiant et consistant dossier sur la crise du disque. Théo Jarrier taille un costard aux acheteurs de disques de jazz. Jean-Louis Wiart, sublimement accompagné par une aquarelle de Jeanne Puchol, salue Anita O'Day. Le chanteur Ghédalia Tazartès "pense la musique d'aujourd'hui". Dans Le coin du polar, l'inspecteur de Paul évoque L'été des pourris, tandis que ma rubrique DVD aborde Par qui le scandale arrive. Jean Rochard crache un Jour toujours aussi acide. Valérie Crinière fait des miracles. Christelle Raffaëlli débusque les fautes d'orthographe. Nous posons tous les quatre pour la traditionnelle photo de bouclage.
Les dessinateurs se surpassent : Zou, Johann de Moor, Ouin, Laurent Percelay, Andy Singer, Percelay, Sylvie Fontaine, Stéphane Cattaneo. Pascal Vigier et Nicolas Talbot commentent la photo de Guy Le Querrec qui a fourni les magnifiques clichés qui illustrent Le Cours du Temps avec Barre Phillips.
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lundi 24 septembre 2007

Bilan moral 2006


Si l'essentiel des activités des Allumés du Jazz a porté en 2006 sur la poursuite des différentes actions engagées pour favoriser une meilleure connaissance (et reconnaissance) du travail des labels indépendants (au nombre de 45 à ce jour), c'est aussi une importante réflexion sur la situation et l'avenir du disque qui a été amorcée par le Conseil d'Administration et quelques-uns des membres de l'association.
Dans un contexte particulièrement difficile qui voit la filière disque glisser de plus en plus rapidement vers une désagrégation (de moins en moins de musiciens de nos esthétiques sont produits et enregistrés par les majors, faillite des distributeurs, réduction des points de vente ...), nous travaillons à des solutions alternatives et à la pérennité de l'objet disque, sans négliger les nouveaux supports. (voir objectifs sur 3 ans).
En ce qui concerne les musiques représentées par nos labels indépendants s'ajoute l'absence de plus en plus grande d'exposition dans l'ensemble des médias dits généralistes (la presse musicale reste réservée à un public d'initiés et de spécialistes ; idem pour les radios et cela nous est encore plus préjudiciable).
En 2006, via le journal et le développement du site Internet, s'est poursuivie la vente par correspondance. C'est du côté de la vente en ligne qu'une augmentation des ventes commence à se manifester.
La présence d'un stand des Allumés sur les lieux de concert et les festivals, géré par un disquaire itinérant, s'est intensifiée. Les résultats de cette action emblématique se sont avérés irréguliers et hétérogènes, très différents selon les manifestations. Le bilan de l'opération, s'il pointe des aspects positifs (en termes d'image et de représentativité de nos labels), se révèle malheureusement décevant au plan du rapport de l'investissement (salaire du disquaire permanent, location d'un véhicule, frais de gestion) et des bénéfices réalisés (ventes insuffisantes).
C'est pourquoi dans un souci de rigueur nous devons nous poser la question de la poursuite ou non, sous cette forme ou une autre, de cette expérience de vente sur les lieux de musique "live". Peut-être d'autres formules, mieux adaptées, sont-elles à concevoir ?
Dans tous les cas, à la vue des résultats et de la situation budgétaire, doit être examinée la possibilité ou non du maintien du poste de disquaire sur le prochain exercice.
Si la situation ne prête guère à l'euphorie, il n'en reste pas moins indispensable de poursuivre la réflexion en cours et, surtout, de définir des objectifs réalistes, capables de redonner une dynamique et de la crédibilité à nos actions.
Plus que jamais nous devons déterminer et affirmer un certain nombre de positions (pertinence et viabilité de l'objet disque, nouvelles approches de sa diffusion, liens avec la scène "live"...) susceptibles de donner plus de force à nos actions et à notre présence dans un débat de fond qui engage notre avenir bien au delà du seul objet "disque".

Jean-Paul Ricard, Président des Allumés du Jazz

mercredi 12 septembre 2007

Bulletin météo (avis de tempête)


Avec le temps, le blog des Allumés risque de devenir une rubrique nécrologique. Est-ce une façon pour le jazz de montrer son âge ? On préférerait tenir un carnet de naissances. Il y en a aussi. Faute de combattants, les musiciens montent leur propre label. Les derniers à rejoindre les Allumés sont presque tous des auto-producteurs. Les majors annoncent la mort du disque. Pour résoudre leur épineux problème de stock ? Pour que les profits soient toujours plus juteux ? Parce que l'industrie dicte sa loi et se moque de l'art qu'elle enterrerait bien dans le même mouvement ? Du produit culturel, en veux-tu en voilà ! Ça sent bizarre tout cela. Et voilà que l'ancien compagnon de Miles Davis, le cofondateur de Weather Report, tire sa révérence à 75 ans. Le clavier autrichien avait été un des piliers du jazz-rock.

lundi 10 septembre 2007

Bizot a cassé son calumet


Fondateur d'Actuel et de Radio Nova, Jean-François Bizot est mort d'un cancer à l'âge de 63 ans. Issu d'une famille très riche, il investit sa fortune dans des projets bien allumés, calumet de la paix et étincelles journalistiques aidant. Son journal promut d'abord le free jazz et l'underground, la bande dessinée alternative et le rock, inaugura la sono mondiale et défendit tous les courants, reggae, rap, techno... Jusqu'au bout il resta curieux de toutes les innovations et des nouveaux courants, sans ne jamais perdre de vue le jazz qu'il aimait. Même si le magazine Nova reflétait une branchitude bien parisienne, il ne désarma jamais de ses rêves soixhuitards et de ses utopies collectives.