jeudi 13 décembre 2012
GRRR continue à innover
Par Jean-Jacques Birgé, jeudi 13 décembre 2012 à 09:27 :: Actualité des labels

Étrange comme la soixantaine de labels indépendants adhérant aux Allumés du Jazz ne s'emparent pas du Blog pour annoncer leurs activités ! Ils préfèrent probablement s'en remettre aux Actualités gérées par Valérie Crinière plutôt que de participer directement aux activités. Le monde associatif restera un mystère.
Un peu seul dans cette colonne, je continue donc à vous donner des nouvelles du label GRRR.
Ainsi, samedi 15 décembre au Centre Mercœur à Paris, j'interpréterai avec Jacques Perconte une version en duo de Dépaysages, notre spectacle expérimental où les images de l'un inspirent l'autre et réciproquement. Si Jacques jouera de ses savantes compressions comme il le faisait lorsque nous étions trois à l'orchestre, je dois repenser totalement ma manière d'intervenir. Il m'est en effet impossible de compter sur les sons de qui que ce soit lorsque je dois charger un programme ou passer d'un instrument à un autre. Cette gymnastique aussi physique qu'intellectuelle m'oblige à jongler, me servant de mes mains, de mes bras, de mes coudes et parfois même du bout de mon nez, pour effectuer une transition délicate ou un passage radical. Je choisis donc certains instruments que je peux faire tourner et laisser seuls un instant pendant que j'en connecte de nouveaux. Si la flûte, la trompette à anche ou une guimbarde accaparent tous mes membres, je bloque parfois les touches de mon clavier avec la languette de capuchons de stylos ou je laisse tourner une séquence sur le Tenori-on ou le Kaossilator. Samedi soir, j'en profiterai pour tester quelques ambiances plus réalistes qui se mêleront aux transpositions poétiques que la musique suscite. De son côté Jacques expérimentera de nouvelles combinaisons et projettera sur grand écran les sublimes images dont il a le secret.
I.R.L. Performances au Centre Mercœur, 4 rue Mercœur, 75011, samedi 15 décembre à 21h.
Au même programme, 5 steps de Kostik Animal (Christophe Tostain) et Let's go to town! de Demolecularisation (Project_Singe), soit Jérôme et Jean-François Blanquet.
Il y a longtemps que GRRR ne produit plus de disques au sens propre du terme, ce qui n'empêche pas le label de continuer à enrichir sa radio aléatoire avec 93 heures d'inédits sur le site drame.org. Chansons, improvisations, pièces symphoniques, émissions de radio, jazz même parfois ! En plus du catalogue disponible aux Allumés, vous pourrez écouter 38 albums inédits, dont la durée varie de 30 minutes à 24 heures... Mais les supports ont évolué. Après le vinyle, le CD, le CD-Rom, les sites Internet de création, Birgé est actuellement concentré sur l'iPad qui offre de nouvelles possibilités pour les musiciens en quête d'invention. Après l'application (gratuite) pour enfants Balloon dont il a réalisé le design sonore avec Sacha Gattino, Birgé vient de cosigner avec le plasticien Nicolas Clauss une œuvre interactive d'après Léonard de Vinci. Également totalement gratuite, La machine à rêves de Leonardo da Vinci est destinée à l'iPad2 et l'iPad3.

L'application est composée de trois phases : la boîte à secrets, le projecteur de rêves et la renaissance du peintre. Cette vision contemporaine de l’univers et de la sensibilité de Léonard de Vinci offre une expérience émotionnelle et une découverte sans pareilles. La profusion des médias, tant graphiques que sonores, leurs combinaisons infinies, renouvellent sans cesse l’intérêt en stimulant la sensibilité de l’utilisateur. L’œuvre ayant recours au gyroscope, au multitouch et au plaisir du tactile, vous invite à la manipulation et à la contemplation. Si vous possédez une tablette, n'hésitez pas à la télécharger ! Le violoncelliste Vincent Segal y a participé en jouant également de l'arbalète, une sorte de violon alto électrique construit par Bernard Vitet et Raoul de Pesters.
Enfin, début février, paraîtra chez publie.net mon second roman, objet conçu pour tablettes numériques dont l'iPad reste le plus performant dans cette catégorie. USA 1968 tour détour deux enfants (roman initiatique et road movie) intègrera des dizaines de photos, mais aussi douze courts métrages et 75 minutes de son et de musique. En plus de sa version numérique il sortira en P.O.D. (Print On Demand) avec des liens permettant d'avoir accès aux médias audiovisuels depuis la version papier. Mon premier roman La corde à linge (improvisation littéraire, anticipation ou polar politique ?), paru l'an passé, bénéficiera du même traitement grâce à publiepapier.







Après Lol Coxhill en trio avec Barre Phillips et JT Bates puis Steve Beresford en duo avec Matt Wilson, en octobre 2010 à l’occasion des 30 ans de nato (1), c’est au tour d’une autre personnalité essentielle aux très beaux jours des années 80 du théâtre Dunois, le clarinettiste et saxophoniste Tony Coe, de se loger dans ces Retours à la case Dunois en passe de devenir un rendez-vous annuel. Il se produira en duo avec le pianiste John Horler le 7 octobre prochain. Celui qui fut surnommé le Gitan de Canterbury, figure majeure de l’histoire du jazz, tomba amoureux du lieu dès le premier contact au point de dédier un des morceaux de son disque Tournée du Chat réalisé en 1982, à Makoko, chatte maîtresse des lieux. Cet attachement ne se démentira jamais en multiples compagnies (The Melody Four, Alan Hacker, Tony Hymas, George Lewis, Violeta Ferrer, Jean-Louis Chautemps, Robert Cornford, John Lindberg et nombreux autres…).











