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vendredi 30 septembre 2011

Anti-pub


Face à l'afflux de spams (pubs) chaque commentaire doit désormais être validé par l'un des administrateurs du site avant publication.

À Londres les labels indépendants partent en fumée


Billet publié le 10 Août 2011 et effacé par erreur lors de la mise en ligne du nouveau site


Chaque fois que les jeunes exclus de la société du profit se réveillent je repense aux Garçons sauvages publié par William S. Burroughs en 1971. La question fut toujours de savoir par qui cette énergie de la révolte serait récupérée, par les fachos ou par ce que l'on avait coutume d'appeler la gauche ? Sans formation politique les perspectives ne sont pas aussi réjouissantes qu'on pourrait le souhaiter. La révolution en chemises brunes est souvent à craindre lorsque la conscience de classe fait défaut. En attendant le grand chambardement que les évènements annoncent les bavures font des dégâts.

Dans un bâtiment de 20.000m², qui appartient à la société Sony Corp, étaient stockés, entre autres, les CD et DVD de la major du disque Sony Music (Columbia, Epic, RCA) mais également de labels indépendants, tels Pias, Warp, Domino, Beggars/XL, Kitsuné, Ninja Tune, Wall Of Sound, Rough Trade, Warp Defected, Sunday Best et Big Brother. Nombreux petits producteurs n'étaient pas assurés et risquent de disparaître.
La liste des labels touchés est longue : PIAS Recordings, PIAS Recordings Belgium, 4AD, A Camp, Absynthe Minded, Accidental, AEI Music, Air Recordings, ALC Music, Alsation, Ambush Reality, Ancient & Modern, Angular Recording Corporation, Arcady Records, Ark Recordings, Asthmatic Kitty Records, Atlantic Jaxx Recordings, Bad Magic, Balling The Jack, Banquet Records, Battered Ornaments Records, Beggars Banquet, Best Before, Big Brother, Big Dada, Bird Records, blackmaps, Bloody Chamber, Blowout Music, Blue Chopsticks, Border Community Borstal Beats, Boysnoize Records, BPM, Brainfeeder, Brassland, Bright Star Recordings, Brille, Broken Sound Music, Bronzerat, Brothers and Sisters, Brownswood Recordings, Buzzin' Fly, Cache Cache, Cadenza Records, Celluloid Records, Chalkmark / IE, Chemikal Underground Records, Cocoon, Control Tower, Counter Records, Dance To The Radio, Dead Oceans, Deceptive, Defenders Ent UK, DESOLAT, Dessous, Different, Dirtee Stank, Divine Comedy Records, Domino Records, Double Six Records, Drag City, Dreambrother, Drive Thru Records, Drowned In Sound, Dummy Records, Duophonic, Eat Sleep Records, Fabric Worldwide, Fake Diamonds, FantasyTrashcan, Fatcat Records, Fence, Feraltone, Finders Keepers Records, Flock Music, Flying Circus, Freerange Records, Friends Vs Records, Full Pupp, Full Time Hobby, Gang Of Four Recordings, Geographic, Ghost Ship, Glaze Recordings, Groenland Records, G-Unit, Hardly Art, Hassle Records, Helpless, Hem Hem Records, HFN Music, Immune, Independiente, Infant, Infectious, Jagjaguwar, Kartel, Kitchenware, Kitsune, KMS Records / Fabric, Laughing Stock, Lex Records, Lipservice, Little Sister Recordings, LO-MAX Records, Loose Music, Lovepump United, Low Life Records, Lucky Number Music, Lucky Seven Records, Mantra, Matador, Memphis Industries, Merok, Metric Music International, Metroline Limited, Model Citizen, Moikai, Motion Audio, MyMajorLabel Ltd, Nation, Ninja Tune, No Quarter, NovaMute, Nusic Sounds, One Four Seven Records Ltd, One Little Indian, Organs, Outcaste, OVNI, P.I.L., Peartree Records, PeMa, People In The Sky, People Tree, Pirates Blend Records Inc, Planet Function, Play It Again Sam, Playlouder, Poker Flat, Polyvinyl Records, Poseidon Records, Post Present, Pschent, Raw Canvas, Red Cord Records, REK'D, Rekids, Rekords Rekords, Renaissance, Reveal Records, Riverman Records, Rock Action Records, Roots Records, Rough Trade Records, Rubyworks, Sea Note, Search and Destroy, Secretly Canadian, Setanta, Shape, SideOneDummy Records, Silva Screen, Slam Dunk Records, Smekkleysa, Soma, Sonic Cathedral, Soul Jazz Records, South Paw, Southern Fried Records, Stereo Bang Media, Stolen Recordings, Stranger Records, Streamline, Sub Pop, Suicide Squeeze, Sunday Best, Thrill Jockey, Tirk, Too Pure, Torque Records, Touch & Go Records, Transmission Recordings, Tri Tone, Trouble Records, True Panther, Try Harder, Turnstile, Twisted Nerve Recordings, Universal Sound, Victory Records, Wagram, Wall of Sound, Warp, Watergate, We Love You, Wiiija, Willkommen Records Ltd, Wonderfulsound, XL, Xtra Mile Recordings, Yaala Yaala, Young Turks.

dimanche 27 juin 2010

Musique : où est-ce qu’on paie ?


Intéressant article de Jean-noël Lafargue, amateur de musique et auteur du "Dernier des Blogs".

jeudi 10 juin 2010

La confusion des musiques en vrac


La confusion la plus terrible règne parmi les compositeurs de musique dite contemporaine. Sur le site Musiques en vrac je découvre avec stupeur une pétition signée par plus de 500 personnalités s'insurgeant contre l'élection à la Villa Médicis de deux compositeurs de musiques actuelles. La confusion porte d'abord sur musiques et musiciens : il apparaît que les seconds sont plus en vrac que leurs productions pour avoir cautionné une telle initiative sans en avoir mesuré les causes et les conséquences. La confusion s'exerce entre la critique des autorités de tutelle et la division que certains tenants de la musique contemporaine officielle veulent continuer à imposer à des compositeurs qui ne sortent pas du sérail.
Premièrement, la pétition anonyme évite tout engagement de ses rédacteurs, pour ne pas se faire mal voir du Ministère de la Culture tout en le critiquant sous couvert de ses signataires.
Deuxièmement, passé le haro stérile et fratricide sur les musiques actuelles que l'on pourrait appeler musiques contemporaines populaires en cela qu'elles n'ont pas rompu leurs racines avec l'actualité sociale comme il était courant de le vivre avant les années 50, les deux compositeurs de musiques actuelles et leurs projets ne sont cités nulle part. Or il s'agit des projets de Claire Diterzi et du binôme Malik Mezzadri-Gilbert Nouno. Je doute que nombreux signataires eussent validé l'honteuse pétition s'ils avaient connu le nom des artistes incriminés.
De là à penser que les anonymes rédacteurs sont un ou plusieurs manipulateurs il n'y a pas loin lorsque l'on sait que la première, Claire Touzi Dit Terzi dite Claire Diterzi, en plus d'être une femme dans un monde machiste très fermé, est "née d'un père kabyle qu'elle n'a pas connu" et que Malik Mezzadri dit Magic Malik est "né en Côte d'Ivoire et a grandi en Guadeloupe", origines assez peu courantes dans le secteur ô combien réactionnaire de la musique classique fut-elle contemporaine.
Surtout, le travail de ces trois compositeurs, quels que soient leurs secteurs d'intervention, a toujours été marqué par la recherche, le troisième larron, Gilbert Nouno étant lui-même un compositeur de musique électro-acoustique reconnu. Les contemporains, et même les jazzmen, ont toujours fantasmé le succès des rockers sans en connaître la réalité quotidienne.
Que l'on accorde des Villa Hors les Murs à des Delbecq et des Vigroux passe encore, mais que Rome accueille en sa maison mère des métèques dont le chemin a croisé le jazz, le rock, et pire, la chanson française, est intolérable pour une bourgeoisie imbue d'elle-même et gardienne de ses prérogatives de classe. Combien de signataires ont-ils écouté la musique de Malik, Nouno ou Diterzi ? L'ignorance des uns et des autres justifient les signatures incohérentes avec la morale de nombre d'entre eux. Si je n'ai eu qu'un bref contact avec Magic Malik lors de la production de la compilation des Allumés dont je fus en charge, j'ai écrit tout le bien que je pensais de la plus décriée, une des rares artistes inventives depuis Camille à oser confronter son imagination au monde aussi fermé de la chanson française. Car toute cette affaire pue la ségrégation hexagonale, absence de solidarité asphyxiant le monde artistique de ses préjugés d'un autre temps. Cette pétition n'a rien de contemporain. Et si le Ministère a imposé ces choix pour des raisons démagogiques, réjouissons-nous qu'il profite à des artistes qui le méritent et sortent du train-train soporifique d'un milieu refermé sur lui-même, dont les pratiques consanguines n'ont rien à offrir à la France de demain.

P.S.: Contre-pétition que devraient signer nombre des lecteurs de ce blog et d'amateurs des musiques contemporaines que d'aucuns appellent actuelles, me semble-t-il !

jeudi 12 novembre 2009

Ne touchez pas à la culture ! Jazzaround menacé de disparition


Chers TOUS,
Voici un éclairage autour de ce courrier de l'administration de la CFWB, reçu ce matin et qui pourrait sonner le glas d'une aventure commencée en 1995 :
http://liegelesorgues.lalibreblogs.be/
Merci d'avance pour l'attention avec laquelle vous lirez ce document...
à votre disposition pour plus d'infos,
très cordialement,
Philippe

Philippe Schoonbrood
Conseiller en Communication & Traducteur
Rédacteur en Chef "Jazzaround"
Quai P Van Hoegaarden 02/252
4000 LIEGE, Belgique
Téléphone: 32/4/222.90.25. GSM 32/475/31.61.53
SKYPE : schoonbroodbartholomeus

mardi 21 juillet 2009

Brutalité policière

http://jesigne.fr/pourjoachimgatti

Bonsoir Joachim

Ce soir nous étions tous et toutes là, à Montreuil Pour vous témoigner de notre affection Et pour dénoncer la spirale de la répression Comment peut-on en arriver à une agression aussi violente Les hommes libres feraient-ils peur ? Auraient-ils plus de poids que nous le croyions ?

Ce soir nous étions tous là Et nous tenons par ces quelques mots à vous apporter un peu de réconfort pour vous dire que nous pensons à vous

Une lettre de vous appelant à la poursuite du combat a été lue. Vous nous avez ouvert une voie Et nous ne comptons pas rester dans le silence

Nous tenons à dire qu’il est révoltant de vous savoir ce soir à l’hôpital Amputé de votre outil de travail, votre œil. Il n’est pas supportable de savoir qu’en 2009 Une scène du "Potemkine" , que nous avons tous vue enfant ou adolescent Peut avoir lieu aujourd’hui dans la France républicaine. Une balle pour pourfendre la révolte Une femme attaquée à la baïonnette comme aujourd'hui vous et vos camarades au flash-ball Une balle sur les escaliers et le landau avec le bébé qui dévale les marches

Mais justement, pour dire qu'on n'arrête pas la révolution.

Une pensée va aussi aux expulsés de Montreuil, à votre famille, vos amis et vos proches qui comme vous, doivent souffrir de cet acte d’une violence inadmissible

L'œuvre magistrale de vos grands-parents et parents, que nous admirons profondément, Qui compte tant de personnages, de paroles et de raccords clairvoyants, Y compris ces yeux soudain ouverts d'Hélène dans "La Jetée" de Chris Marker, Soudain prennent une signification encore plus cruciale

Du fond de son arbitraire opaque, la police ne s'y est pas trompée En vous elle a tenté d'aveugler une lignée d'artistes-combattants à la puissance incomparable.

Mais comme toujours quand elle assassine ou mutile les artistes, De facto elle rend hommage à leur puissance critique

Nous vous embrassons.

Tous et Toutes qui partout pensons à Vous

La pétition Pour Joachim Gatti a été créée et écrite par Nicole Brenez Nathalie Hubert.

mercredi 20 mai 2009

HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE



La loi est passée et devant l’usine à gaz qu’elle implique, on se demande bien si elle sera appliquée un jour. Il n’empêche qu’il faut poursuivre le débat. Ce texte, auquel Les Allumés du Jazz s’associent, est un bon élément de réflexion :

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jeudi 23 avril 2009

l'Appel du 21 Avril 2009


La cigale et la fourmi par tibo Soulcié, sous licence CC by-nc-sa

« Atteinte à la diversité des musiques actuelles »

Le secteur des musiques actuelles repose sur une économie plurielle et une diversité des initiatives artistiques et culturelles.

Dans le domaine des arts et de la culture en France, cet état de fait historique, constitue l’originalité, la complexité mais aussi le dynamisme du secteur des musiques actuelles.

L’équilibre entre les différentes initiatives économiques, artistiques et culturelles n’est possible que quand le processus démocratique fonctionne en permettant l’expression de la diversité. Ce processus commençait, certes péniblement, à trouver ses outils collectifs au travers de différentes démarches qui associaient l’ensemble des acteurs, les collectivités territoriales et l’État.
Or, depuis la feuille de route donnée par le Président de la République en juillet 2007, cet équilibre, pourtant déjà mal en point, est totalement mis en danger au nom de l’idéologie de « l’homme économique » et des lois naturelles du marché, d’une part, et de la « révision générale » et comptable de l’intervention publique d’État, d’autre part.

Le laminage organisé des initiatives de service public et d’intérêt général a débuté et rentre dans une phase active avec la constitution en janvier du conseil pour la création artistique par le Président de la République, les orientations des « Entretiens de Valois » et l’application forcenée du principe de mise en concurrence systématique portée par l’Union européenne.

La quasi suppression par l’État de la ligne budgétaire 224 soutenant la transmission des savoirs et l’action culturelle, l’absence de dégels sur la ligne 131 liée à la création pour les lieux de musiques actuelles, la rationalisation des moyens autour de grands labels d’État dans un paysage dominé par le théâtre et la musique classique et le recentrage du dialogue avec les seules collectivités territoriales, laissent présager d’une disparition de tout un pan d’initiatives indispensables à la diversité artistique et culturelle des musiques actuelles.

C’est pourquoi, les présents signataires appellent à la mobilisation de ceux qui se reconnaissent d’un engagement quotidien pour la diversité artistique, pour l’égalité d’accès à la culture, pour le droit à l’expression de chacun et pour un aménagement territorial équitable participant du développement local.

Les présents signataires demandent à ce que les différentes initiatives, qu’elles soient publiques ou privées, participant d’une démarche de service public et d’intérêt général, relevant souvent d’une démarche d’économie sociale et solidaire, puissent se mener aussi bien au service des artistes amateurs que professionnels, dans une relation étroite avec les populations qui ne procèdent pas du seul acte de consommation.

Cet appel a pour but de rassembler tous ceux qui s’y reconnaissent et d’engager dans la durée une force d’opposition à ce processus antidémocratique de culture du résultat au seul service d’une société individualisée.

Contacts Presse : Grégory Jurado : 06.62.11.51.45 / Patrick Bacot : 06.07.97.01.81 / Manu Mondon : 06.74.25.12.88

Pour signer la pétition :      www.mobilisationma.fr.st

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vendredi 20 mars 2009

Un Pacte pour Les Libertés Numériques


Partout s'organise la résistance contre la projet de loi Création et Internet imaginée par l'industrie culturelle dont les lobbys ont réussi à entraîner les sociétés d'auteurs et une partie des artistes, mais une partie seulement, essentiellement parmi ceux qui sont liés aux Majors.

Cette loi est soit inutile (inapplicable et déjà dépassée technologiquement), soit dangereuse (permettant de contrôler tous les échanges, bien au-delà des fichiers téléchargés). C'est le sujet de la pétition jointe, extrêmement précise et étayée.

Aujourd'hui, Xavier Niel, président de Free, explique que couper Internet sans couper le téléphone et la télé est possible, moyennant un coût de 100 euros par abonné, tandis que le ministère de la Culture affirme que la facture se monterait, pour les différents acteurs concernés, à 60 ou 70 millions d'euros. Qu'importe les coûts exhorbitants, c'est bizarre comme on choisit toujours la pire des solutions. On préfère dépenser de l'argent pour punir et réprimer plutôt que soutenir la création.

La licence globale, proposée par les sociétés d'interprètes opposées au projet de loi a été évacuée, alors que des accords se font sur le dos des auteurs entre les Majors et certains acteurs du réseau comme YouTube. La SPEDIDAM et l'ADAMI rappellent que cette loi liberticide ne prévoit d'ailleurs aucune rémunération des interprètes !

Lorsque j'étais adolescent, j'ai recopié des centaines de disques sur bandes magnétiques, plus tard j'ai enregistré des centaines de cassettes à la radio, pour finalement acheter les disques lorsque mon pouvoir d'achat me l'a permis. Mais surtout j'avais appris à discerner ce qui me plaisait. Si je n'avais pas "piraté" toute cette musique, je n'aurais pas eu accès à la culture, je ne serais pas devenu musicien, et ne serais jamais devenu le consommateur assidu de ces musiques rares qui ne font pas partie des grands courants commerciaux.

D'ailleurs, producteurs des Allumés, qui, parmi vous, avez constaté que vos catalogues étaient systématiquement piratés ? Sur les sites de téléchargement "pirates" on trouve essentiellement les tubes du show-biz, les grosses daubes du cinéma américain. Si nos disques se vendent mal, c'est pour d'autres raisons. Les majors ont réussi à faire peur au public avec des campagnes anticipant la mort du CD, avec des politiques éditoriales frileuses qui ne permettent plus de développer de nouvelles découvertes, alors que ce sont les seuls à pouvoir développer des plateformes de téléchargement compétitives (les majors sont déjà associés à des acteurs du réseau !). La FNAC monopoliste a expulsé nos disques des bacs parce que leur vente ne lui rapportait pas assez, assassinant les petits producteurs après les magasins de disques il y a déjà vingt ans et, plus récemment, les distributeurs...

Et SVM Mac de titrer ce matin : "La Loi Hadopi est dépassée : pirater en toute légalité"...

La réaction a envahi Internet depuis peu, le pouvoir tente de contrôler un des rares espaces de liberté d'expression qu'il n'arrive pas à museler, mais les internautes s'organisent. Réseau des pirates propose par exemple une pétition intitulée "Le Pacte pour Les Libertés Numériques" que vous pouvez lire en cliquant sur "Lire la suite" et signer sur leur site.

Le texte qui précède n'engage que son auteur, les Allumés du Jazz ne faisant pas l'unanimité sur ces positions, et l'association étant subventionnée, entre autres, par le ministère de la Culture et la Sacem, ardents défenseurs des intérêts qui ne sont pas forcément les nôtres, phagocytés par les lobbys de l'industrie musicale et cinématographique, manipulés par les ennemis de la liberté, ou du moins de son fantôme !

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vendredi 27 juin 2008

France Musique sur 65.0(*)

Quatre producteurs de Jazz de France Musique licenciés.

Rappel des faits : il y a deux semaines, et sans que rien ne l’ait laissé présager, Philippe Carles, Claude Carrière, Jean Delmas et Alain Gerber ont été avisés par lettre recommandée que leurs contrats à France Musique (et également France Culture pour Alain Gerber) ne seraient pas renouvelés à la rentrée.

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lundi 23 juin 2008

Enquête sur les conditions économiques d’exercice du "métier" de musicien de jazz aujourd’hui en France


Pour ceux et celles qui apprécient les enquêtes, en voilà une plutôt bien faite, documentée et éloquente, réalisée et rédigée par Pascal Anquetil pour l'IRMA. Le lien vers Vivre du Jazz nous est signalé par Henri Texier dans l'un de ses courriels qu'il poste régulièrement. L'enquête est introduite par ces lignes : "La musique, a dit un jour un jazzman, ce n’est pas un métier. Mais cela peut devenir une profession. Mais c’est d’abord un engagement de vie, une attitude poétique et philosophique. Cela me permet d’être fidèle à une destination première : la liberté." Bien sûr ! Choisir d’être musicien de jazz, c’est d’abord l’affirmation d’une vocation, une raison de vivre. Les nombreux témoignages passionnés réunis en conclusion de cette enquête en font foi. Mais être musicien, c’est vivre des fruits de sa musique. Rester créatif à travers son instrument et crever de faim ne sont pas, on le concédera, le but du jeu.

vendredi 13 juin 2008

Ranimation de la flamme


Je quitte mes fonctions de co-rédacteur en chef du Journal des Allumés et passe le relais à mes camarades pour la gestion du site. Le label GRRR continuera à participer aux activités des Allumés et j'écrirai toujours mes articles si le comité éditorial le souhaite, en particulier dans le cadre de "C'est arrivé demain" (billet d'humeur sur les nouvelles technologies et les utopies) et "Sur l'écran noir de vos nuits blanches" (rubrique dvd). Mes attributions au sein des Allumés avaient fini par oblitérer mes activités créatrices. Le temps ainsi dégagé par l'abandon des tâches ménagères et ne m'étant jamais considéré sérieusement comme un producteur de disques, je pourrai me consacrer à mon travail de compositeur, réapprendre à respirer et m'investir dans des activités militantes plus en accord avec mes nouvelles aspirations.
Salutations confraternelles et pensées musicales,
Jean-Jacques Birgé

mardi 8 avril 2008

Soutien à Fara C


Lettre d'Héloïse Fricout :

Une fois n'est pas coutume, merci à chacun, dès maintenant, de cliquer sur le lien suivant :
http://assezassez.over-blog.com
C'est l'adresse du blog du comité de soutien à Fara C et aux journalistes professionnels, où vous trouverez un documentaire de 12 minutes que j'ai en partie réalisé et un lien vers une pétition que je vous invite à signer.
Fara C, journaliste professionnelle connue internationalement dans le milieu de la musique (jazz et black & world notamment) pour ses qualités de plume et son ardeur, son intégrité, est en procès avec le journal l'Humanité depuis plusieurs années.
Ce jeudi 10 avril 2008, le tribunal de Paris devrait se prononcer pour la dernière fois sur cette affaire.
Je sais très bien à qui j'envoie ce courriel ... Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent au moins son travail.
Certains, comme Jacques Higelin ou les légendaires jazzmen Archie Shepp et Herbie Hancock, la soutiennent même déjà. (voir la vidéo...)
Inutile de vous dire donc que soutenir Fara, c'est avant tout défendre une presse de qualité. Une presse qui respecte le métier, le travail des artistes, des attachés de presse, qui se déplace, qui écoute, qui regarde, qui ne ménage pas son temps pour tout sentir, tout voir, comprendre et trouver les mots justes pour promouvoir.
La pétition est en ligne depuis quelques heures et pourra surement aider le jour du procès (le 10/04 à 13h30)... Ne tardez pas.
Merci également de faire un copier-coller de ce message et le faire circuler (1000/1500 signatures en quelques jours ce serait bien).
Je répète l'adresse du blog :
http://assezassez.over-blog.com
Détail pour ceux qui souhaitent signer la pétition :
Une fois que aurez rempli le formulaire, vous recevrez un email avec un lien. Cliquez sur ce lien pour que votre signature soit validée.
En copie, vous avez aussi l'adresse email du comité de soutien.
Merci. Bises et à bientôt,
Héloïse (enfant de l'audiovisuel, amoureuse des mots et du jazz)

lundi 17 mars 2008

Salade de coquillettes

Le dessin de couverture du dernier Journal (n°21) est de Jeanne Puchol, comme il est bien indiqué en page 24, et non de Sylvie Fontaine (qui intervient par ailleurs en page 7).
Les deux dessinatrices s'estimant mutuellement, cela atténue un petit peu le quiproquo, signalé par une seconde coquille : en page 24, l'adresse du site s'est féminisée en allumeesdujazz.com au lieu d'allumesdujazz.com !

jeudi 28 février 2008

Journée de mobilisation nationale contre le désengagement de l'État dans la culture


Diversité artistique et culturelle en danger !
L’Etat a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l’Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.
Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l’heure où l’éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le Président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.
L’Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l’action de proximité et confine les populations à l’offre unique et globale des industries du divertissement.
L’Etat refuse de voir l’importance économique, sociale et symbolique des milliers d’équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l’Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France.
Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.

Par cet appel, l’UFISC demande :
- l’arrêt immédiat des baisses annoncées par l’Etat,
- la concrétisation d’une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l’ensemble des acteurs,
- la mise en place d’espaces de concertation en régions.

Et nous appelons les publics, l’ensemble des compagnies, lieux, associations d’éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, Place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!

Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com. Contact mail : 29fevrier@gmail.com.

- L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) regroupe :
- LA FÉDÉRATION - Association professionnelle des arts de la rue
- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
- SCC - Syndicat du Cirque de Création
- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant
- RÉSEAU CHAINON – Fédération des Nouveaux Territoires de l’Art
- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.

LES ALLUMÉS DU JAZZ se sont associés à cet appel.

mercredi 26 décembre 2007

La musique vaut-elle encore le dérangement ?


Débat public proposé par le Festival Sons d'Hiver et Les Allumés du Jazz :
LA MUSIQUE VAUT-ELLE ENCORE LE DÉRANGEMENT ?

"Mort du disque annoncée", "culte de l'Audimat" sont des principes qui envahissent les débats publics en France sur la musique. Il est urgent d'analyser ces notions idéologiques et médiatiques, d'en percevoir la nature et les enjeux réels, pour ne pas subir cette crise, mais devenir les acteurs d'un véritable changement. Et revenir à la question fondamentale : "pourquoi et comment faire circuler la musique aujourd'hui ?"

Interventions de musiciens, représentants de maisons de disques, programmateurs de concerts et autres acteurs de la vie musicale.
Les débats sont ouverts à tous. Venez participer et réfléchissons ensemble.

À lire : "Crise du disque, pourquoi tant de haine" par Olivier Gasnier dans le numéro 20 du Journal des Allumés du Jazz.

Jeudi 7 février à 17 heures - Entrée libre
Théâtre d'Ivry-sur-Seine Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure
94200 Ivry-sur-Seine
Métro : Mairie d'Ivry (ligne 7) Terminus
tél à Sons d'Hiver : Armelle ou Émilie 01 41 73 11 65

vendredi 31 août 2007

Deezer, nouvelle carotte de la gratuité


La gratuité est avancée aujourd'hui comme jadis les prix avantageux de la Fnac. On avait déserté les petits disquaires, plus chers, qui ont fini par fermer boutique. La Fnac, devenue quasi monopoliste, a ensuite restreint l'offre pour ne plus proposer que ce qui se vend facilement. Cette semaine encore, un vendeur de la Fnac Nîmes nous confirmait que l'enseigne dite culturelle ne travaillait plus avec les distributeurs indépendants !
Les sociétés d'auteurs, qui ont déjà pensé défendre les artistes par une loi impossible à appliquer et par la répression, ont-elles envisagé que le pacte avec Deezer pouvait cacher à terme un étranglement terrible de toute la création ? Quelles garanties ont-elles reçues ? Si la publicité alimente la libre circulation des œuvres sur Deezer ou YouTube, les annonceurs ne seront-ils pas en position de faire pression et de prendre la direction des opérations ? Souhaitons-nous que les œuvres soient transformées en support de pub ?
La gratuité ressemble bigrement à une carotte géante dans une époque où toute denrée vitale a une fâcheuse tendance à l'augmentation. Est-ce une manière de décrédibiliser les derniers acteurs de la critique sociale, empêcheurs de tourner en rond, rêveurs d'un autre monde possible ? En attendant de savoir de quoi sera fait demain, profitez de la libre circulation des œuvres, mais n'oubliez jamais qu'il n'est pas dans les usages du Capital de faire des cadeaux... Et qu'il saura réclamer son dû en temps et en heure !

Le rouleau compresseur du mp3 est à l'œuvre ce que la carte postale est au tableau, la télé au grand écran, la poupée gonflable à toi mon amour... Les leurres fleurissent par milliers, plantes en plastoc qui poussent sans eau, et sans odeur...
C'était jusqu'ici le discours de l'amateur de musique éclairé... Un nouveau pas vient d'être franchi, la gratuité, légale ! Le site français deezer.com signe avec la Sacem et Sesam un accord de rétribution des auteurs indexée sur les revenus de la publicité sur le site. Deezer.com, disponible en 16 langues, créé après la fermeture de Blogmuzik.net en février dernier, propose déjà 250 000 titres à l'écoute. Il ne s'agit pas de téléchargement. Un lien redirige vers l'achat en ligne sur iTunes. Mais la nouvelle est de taille : l'écoute est gratuite, illimitée, légale et accessible via votre navigateur Internet. On peut créer ses propres listes d'écoute, partager les morceaux avec ses potes et même enrichir la base de données avec ses musiques en mp3, que l'on en soit ou non l'auteur !
La promotion des titres par leurs producteurs fera la loi plus que jamais. Le facing, la vitrine, fera la différence entre les blockbusters et le reste, musiques alternatives et bibliothèque babylonienne de toutes les pratiques "amateurs" confondues. Le Net enterrera-t-il les indépendants ou leur fournira-t-il un espace de résistance, à l'instar de MySpace dont les pages se vêtent de plus en plus d'annonces publicitaires ? C'est la grande question, l'enjeu vital pour tous les artistes qui ne rentrent pas dans le moule du formatage et de la culture Kleenex...
Il est pourtant à craindre qu'Internet, entrant dans une nouvelle phase, de services et de commerce, ne laisse que peu de place aux indépendants qui refusent de se conformer aux canons du moment. Lorsque les consommateurs auront tous adhéré aux nouvelles pratiques, il n'y aura plus qu'à les rendre payantes pour verrouiller le dispositif.

Billet extrait du blog de JJB.

jeudi 14 juin 2007

Internet : police privée, police d'état


Certains d'entre nous, producteurs de disques indépendants, ont récemment reçu le message Le Peer-to-Peer vous menace, notre agence vous protège ! émanant d'une société française, située à Paris, spécialisée dans la protection des droits d'auteurs et de la lutte contre la diffusion d’œuvres contrefaites sur les réseaux Peer to Peer et Internet. Arguant d'une baisse de 10% du chiffre d'affaires du marché français du disque l'an passé et d'une collaboration avec les multinationales les plus importantes, cette agence propose ses services moyennant près de 1000 euros par mois et par album. Vous avez bien lu : 1000 euros par mois et par album ! La veille est évidemment annoncée 24h sur 24 et 7 jours sur 7, la protection couvrant l’ensemble des protocoles P2P. La proposition consiste à rechercher les fichiers contrefaits, à diffuser des leurres afin de dissuader les vilains pirates, à les intimider en leur envoyant copie des lois en vigueur et à fournir quelques statistiques. Aucune garantie ! Cette affaire apparaît très lucrative. Une note en bas de page m'a intrigué, elle stipule : "Le contenu de ce message électronique est confidentiel et destiné à l’usage du destinataire désigné. Si vous n’êtes pas le destinataire, nous vous informons que toute utilisation, diffusion, retransmission ou copie de cet e-mail est strictement interdite..." Tiens, tiens, qu'est-ce ça cache ? On sait que les virus sont le plus souvent l'œuvre des sociétés qui fabriquent les anti-virus. Il y a vraiment du fric à se faire sur Internet, ils ont raison.

Coup de théâtre. J'ai l'idée d'illustrer ce billet avec un en euros. Je le place dans le scanner, le sauve sur mon bureau, mais lorsque je l'ouvre dans Photoshop, le logiciel m'annonce qu'il est interdit de recopier des billets de banque. Photoshop reconnaît donc les billets de banque ! Big Brother is watching you. Je reste époustouflé. Redirection automatique vers un site avec explications détaillées de la loi. Empêchement technique de l'imprimer, mais tel n'est évidemment pas mon but, désirant simplement attirer l'attention vers les chasseurs de primes. Il existe une tolérance pour Internet à condition que la résolution ne soit pas de plus de 72dpi et que le mot SPECIMEN barre le billet. Je me simplifie la vie en googlisant une image d'euros ne laissant aucun doute sur mes intentions. Je ne tiens pas à me retrouver au bagne pour avoir choisi de vrais billets plutôt que ceux du Monopoly. J'aborderai l'immobilier une prochaine fois.
(billet publié ce matin sur mon blog)

mercredi 25 avril 2007

DEPECHE AFP

Fnac: suppression nette de 300 emplois administratifs

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lundi 23 avril 2007

Vive la musique utile

Parmi les producteurs de disques, il est probablement certains adeptes de cette curiosité nommée "élection présidentielle". Parmi ceux-ci un nombre non négligeable préfère le vote dit "utile" au vote indépendant (sensé refléter une idée). Qu'ils en soient remerciés. Voilà bien la voie constructive d'un monde qui va de l'avant. Afin de ne pas être en reste, appliquons aussi de suite à la musique cette façon de rendre le monde plus vivable. Aidons ceux qui s'y emploient déjà avec force et courage à choisir une production de disques "utile" alliée à une distribution "utile". Cela aura certainement l'avantage de nous débarasser des inutiles petits candidats à la diffusion musicale qui encombrent les bacs et les revues specialisées, brouillant les aspirations des pauvres auditeurs condamnés aux choix complexes quand la vie pourrait être si simple. Il est donc essentiel pour clarifier une situation par trop fantaisiste et non productive de conserver deux grandes maisons de disques proposant un nombre restreint de musiciens (dont la prolifération est exaspérante pour une société qui cherche à se rénover et aller à l'essentiel pour le bonheur de tous) bien choisis en fonction d'une représentativité simple des goûts estimés des auditeurs. Chaque style pourra être représenté par son meilleur champion (des examens sérieux devant des spécialistes dans les conservatoires, des votes du public - donc impeccablement démocratiques - comme les Django d'Or ou les Victoires de la Musique, des récompenses attribuées par les meilleurs critiques au bon esprit de collaboration, permettront d'éliminer les musiciens inutiles, ce qui simplifiera la tâche des producteurs et organisateurs, eux-mêmes déjà présélectionnés) sans plus d'encombrement (pourquoi s'embêter avec plusieurs lorsque le meilleur s'offre à vous). L'auditeur ne perdra plus de temps en recherches (alors que son travail quotidien lui demande déjà tellement) grâce à un catalogue sûr qui fera la joie de tous. Remercions une fois encore les producteurs-électeurs lucides de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal de nous avoir montré le chemin.

JR